Inventaire des sanctuaires et lieux de pèlerinage chrétiens en France

Consultation d'une fiche

Saint-Mathurin


A propos de l'enquête :

Enquêteur :
DULIN-ALADJIDI Priscille

Rédacteur :
VINCENT Catherine

Date de l'enquête :
1995

Date de rédaction de la fiche :
2005

Etat de l'enquête :
Complète


Le sanctuaire :

Noms du sanctuaire / pèlerinage :

Compléments :

La date de début est, en fait, celle de la première mention de l'alleu de "Largus Campus" (Larchant) dans la donation qui en est faite, avec son église Saint-Mathurin, par l'évêque de Paris aux chanoines de sa cathédrale.

Type de lieu de culte :
Eglise paroissiale

Nom du lieu de culte :
Saint-Mathurin

Saints patrons :

Compléments :

L'église ne devient paroissiale qu'au XIIIe siècle.

Situation géographique :

Commune :
Larchant

Hameau/Lieu-dit :

Diocèse :
Actuel : Meaux (1801 - 2010)
Ancien : Sens (1005 - 1789)

Paroisse :
Actuelle : Saint-Mathurin-de-Larchant (? - 2010)
Ancienne : Saint-Mathurin (1201-1300 - ?)

Site

Type de site :

Altitude :
112 m.

Compléments :

Site de défrichement la lisière de la forêt de Fontainebleau.
Paysage

Type de couvert végétal :

Type de l'habitat :

Type de proximités :

Compléments :

Larchant est situé à proximité de Nemours, le long de la vallée du Loing, sur la voie qui relie Paris au Bourbonnais ; zone de marais asséché au Moyen Âge.

L'objet de dévotion

Nom de l'objet :
Mathurin

Nature de l'objet :
Corps saint (= en entier)

Matériau de l'objet :
Vestige corporel

Dimensions de l'objet :

Emplacement :
Reliques placées dans une châsse dans l’église.

Compléments :

Les sources des XVe et XVIe siècles citent explicitement des reliques du bras, du doigt et des cheveux de saint Mathurin ainsi qu'un suaire du saint.
1456 : conflit entre les chanoines de Paris et les paroissiens pour la disposition des reliques en vue d'ostensions et de quêtes.
1634 : authentification des ossements par l'archevêque de Sens.

Datation de l'objet :
201-300


Le culte

Statut du culte :
Autorisé

Légendaire :

Connu par un récit du Xe siècle (AASS, Nov. I, 1887, 245-259) et enrichi jusqu'au 16e siècle de six autres versions. Mathurin serait né au milieu du IIIe siècle dans une famille noble et païenne du Gâtinais ; on en a fait ensuite un berger. Formé par l'évêque d'Arles Polycarpe, il convertit ses parents, devient prêtre et fut appelé à Rome pour guérir la fille de l'empereur Maximien, Théodora, possédée par un démon. Il n'avait accepté de partir qu'à condition que son corps soit ramené à Larchant après sa mort : après avoir été enterré avec honneur Rome, son corps sortit de son tombeau pour rappeler cet engagement.

Miracles :

De son vivant, Mathurin a exorcisé la fille de l'empereur, apaisé une tempête en allant visiter en bateau saint Honorat sur les Îles de Lérins (au mépris de la chronologie) et guéri des malades à son arrivée à Rome. Aucun recueil de miracles post mortem n'a été conservé pour le sanctuaire de Larchant.
Les sources imprimées modernes font état de la guérison, authentifiée par les chanoines de Paris, en 1530, d'une jeune fille possédée et d'autres guérisons de possédés (en 1630, 1631 et 1634), dont un exorcisme opéré dans l'église en 1601.

Type(s) de motivation :

Recours :

Jour(s) de fête :

Type de fréquentation :
Continu

Compléments sur les fréquentations :

Sanctuaire visité le 10 mai (translation de saint Mathurin), le mardi après la Saint-Barnabé (11 juin) et le dimanche aprs la Saint-Denis (9 octobre).
En 1483, le 9 octobre est institué jour de la fête des Jongleurs , sans que l'on ait plus de précision sur le déroulement de la journée.
Le terme de mathelineux , forgé sur le nom de Mathurin, en vint à désigner de manière injurieuse une personne atteinte de maladie mentale.

Pratiques individuelles :

Pratiques en présence du clergé :

Ex voto

Confrérie(s)

Indulgence(s)

Compléments sur le culte :

Les offrandes faites en 1550-1551 se sont montées à 744 livres, 8 sous, 5 deniers tournois ; en 1552-1553, elles n'étaient plus que de 447 livres et 9 deniers tournois. On a conservé un règlement sur la vente des cierges à Larchant, dicté par le Chapitre de Paris en 1453.
Les fidèles venus pour obtenir des guérisons faisaient des neuvaines (séjour de neuf jours sur place).
Le mardi aprs la Saint-Barnabé, en juin, a lieu le "Tour de la châsse", procession qui dure un jour entier et durant laquelle la châsse fait une station dans douze paroisses proches de Larchant (Chevraivilliers, Verteau, Guercheville, Garentreville, Burcy, Fromont, Rumont, Amponville, Jacqueville, La Chapelle-la-Reine, Bessonville, Busseau) ; une messe est dite dans l'une d'elles.

L'édifice

Description :

L'église actuelle, de belle taille, est de style gothique (57 m de longueur) ; sa construction a débuté à la fin du XIIe siècle et s'est poursuivie au XIIIe et jusquau XVIe siècle. Elle se compose d'une nef de trois travées doubles, sans collatéraux et dotée de deux étages de fenêtres. La nef est flanquée au nord d'un clocher-porche et d'un vaste transept ; elle se poursuit par une travée droite et un chevet en hémicycle (abside à cinq pans).
Des parentés sont à noter avec la cathédrale Notre-Dame de Paris, notamment pour le portail ouest du Jugement Dernier.

Aménagement(s) extérieur(s) lié(s) au culte :

Aménagement(s) intérieur(s) lié(s) au culte :


Histoire du sanctuaire :

Origines
Date de première mention : 1005
Initiative de la fondation :

Environnement institutionnel, politique et religieux :

 

Phases d'évolution

Le succès du pèlerinage de Saint-Mathurin de Larchant débute aux XIIe et XIIIe siècles ; il atteint son apogée à la fin du XVe siècle et dans la première moitié du XVIe siècle. En dépit d'efforts pour le réactiver après les Guerres de Religion, il est en déclin en 1675 : le village, qui comptait 1300 habitants au XVIe siècle, nen a plus que 500 au XVIIe siècle.

Evénements marquants

Rayonnement(s)


Références

Source(s)

Bibliographie


Photographies liées :

Objet de dévotion :

Edifice :

Carte :